Qu’est-ce que le processus de Bologne ?

La Déclaration de Bologne, signée en 1999 par les ministres en charge de l’enseignement supérieur de 29 pays du continent européen, est à l’origine du processus de convergence des systèmes d’enseignement supérieur des pays européens. Cette déclaration engage les pays signataires sur 6 objectifs :

  • Diplômes lisibles et comparables,
  • Structuration des études supérieures en 2 cycles, licence et master (en anglais : Bachelor et Master),
  • Recours au système européen de transfert des crédits (ECTS) pour favoriser la reconnaissance des périodes d’études,
  • Développement de la mobilité,
  • Coopération en matière de garantie de la qualité,
  • Développement de la dimension européenne de l’enseignement supérieur.

Ces objectifs ont été par la suite précisés, voire complétés, dans les Communiqués établis lors des 8 Conférences des ministres qui ont suivi la Déclaration de Bologne.

Qui est impliqué dans ce processus ?

Le processus de Bologne est un processus intergouvernemental et non un processus de l’Union européenne (UE), même si l’UE y participe comme le Conseil de l'Europe. Parmi les 29 pays européens signataires de la Déclaration de Bologne en 1999, certains étaient à l’époque candidats à l’entrée dans l’UE ou aspiraient à l’être, d’autres comme la Suisse ou la Norvège n’en sont pas membres. A présent ce sont 48 Etats qui y sont impliqués, tous signataires de la Convention culturelle européenne de 1954. La Russie, l’Ukraine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan ou le Kazakhstan font partie de l’espace européen de l’enseignement supérieur.
Mais le processus de Bologne fait également place aux parties prenantes que sont les universités, les étudiants, les enseignants chercheurs, les employeurs, les agences de garantie de la qualité, et cela, à travers les instances qui les représentent au niveau européen.
Est-ce la même chose que l’espace européen de l’enseignement supérieur ?
La Déclaration de Bologne de 1999 et les conférences qui ont suivi ont permis la formation d’un "Espace européen de l’enseignement supérieur" (en anglais European Higher Education Area, EHEA) dont l’existence a été actée en 2010. Au sein de cet espace, les systèmes d’enseignement supérieur des différents pays se doivent de converger pour être interopérables. Le processus de Bologne est ainsi le vecteur de son approfondissement et de son amélioration.

Pourquoi en parler maintenant ?

Après l’Arménie, organisatrice de la Conférence ministérielle d’Erevan en 2015, c’est la France qui organisera la Conférence ministérielle de l’espace européen de l’enseignement supérieur. Celle-ci se tiendra à Paris, les 24 et 25 mai 2018.

Elle sera l’occasion pour la France de marquer son engagement en faveur de l’Europe et s’inscrit dans le cadre des priorités du Président de la République pour un renouveau du projet européen.

Par ailleurs, 2018 marquera le 20ème anniversaire de la Déclaration de la Sorbonne qui, un an avant la Déclaration de Bologne, affirmait l’engagement du ministre français chargé de l’enseignement supérieur, Claude Allègre, et de ses homologues italien, allemand et britannique en faveur d’une convergence de leur systèmes d’enseignement supérieur.